Sommaire
- Les moteurs d’IA changent les règles de la visibilité en ligne
- GEO : de quoi s’agit-il exactement ?
- Les ingrédients indispensables pour alimenter les moteurs de recherche d’IA
- Les attachés de presse, des « architectes de confiance »
- Quatre piliers indispensables des RP à l’ère du GEO
- GEO et RP : l’émergence de nouvelles pratiques
- Conclusion : entre RP et GEO, un nouveau chapitre s’ouvre…
Introduction
L’utilisation des outils d’IA générative, qui a commencé à se généraliser depuis plus de trois ans maintenant, continue de s’intensifier.
Selon les chiffres publiés par l’Arcep, en février 2026, 48 % de la population utilise l’IA générative (soit une hausse de 15 points par rapport à l’année précédente) et un tiers des utilisateurs confient l’utiliser au quotidien. Le cas d’usage le plus répandu (73 %) concerne la recherche d’informations.
Ces nouvelles pratiques contribuent à une baisse du trafic sortant et à l’augmentation du nombre de recherches « sans clic » vers le site Internet des marques. Pour s’adapter à ces évolutions tout en stimulant leur visibilité, celles-ci se tournent désormais vers le GEO (Generative Engine Optimisation), dont l’objectif est de faire en sorte que les marques soient présentes et mentionnées dans les réponses générées par les moteurs d’IA.
Cette discipline émergente impacte non seulement le domaine du marketing, mais également celui des relations presse. En renforçant la présence et les mentions de la marque dans des médias, ces dernières jouent un rôle de plus en plus structurant pour aider les marques à être comprises, à gagner en crédibilité et à être intégrées aux réponses des moteurs d’IA.
À l’ère des moteurs génératifs, la visibilité ne dépend plus seulement du classement dans Google, mais aussi de la capacité d’une marque à être comprise, citée et recommandée dans des réponses générées par l’IA.
En résumé
- Le GEO vise à renforcer la présence des marques dans les réponses générées par les moteurs d’IA.
- Les relations presse jouent un rôle croissant dans la crédibilité et la compréhension des marques par les IA.
- Les moteurs d’IA générative semblent privilégier les contenus clairs, vérifiables et relayés par des sources crédibles.
- La visibilité « sans clic » devient un enjeu stratégique pour les marques.
- Le suivi des prompts permet désormais de monitorer la présence d’une marque dans les réponses générées par les LLM.
Les moteurs d’IA changent les règles de la visibilité en ligne
Jusqu’à présent, la mécanique des relations presse suivait un schéma bien connu : il fallait travailler un message, décrocher des interviews et obtenir des retombées pour une marque, afin de maximiser ses chances d’augmenter les visites sur son site Internet, de générer des leads ou encore des demandes de démonstrations produits.
L’essor de la visibilité « sans clic »
Aujourd’hui, ce schéma est remis en question, car le public s’informe désormais différemment, notamment à l’aide de moteurs d’IA. Ainsi, en effectuant leurs recherches sur ChatGPT, Perplexity, Gemini ou tout autre outil similaire, les utilisateurs peuvent consulter des résultats obtenus sous forme de synthèses sans pour autant se rendre sur les sites « sources ».
Pour les marques, cela signifie qu’il ne suffit plus d’être visibles, mais qu’il leur faut également être présentes dans les réponses générées par les outils d’IA, et surtout avec les bons messages, les bonnes informations et le bon niveau de confiance. Une part de plus en plus importante des recherches ne débouche plus nécessairement sur un clic ou une visite sur un site web, mais sur une réponse synthétisée par un moteur d’IA générative.
GEO : de quoi s’agit-il exactement ?
Le GEO (Generative Engine Optimization) consiste à optimiser la présence et les contenus des marques, afin que ceux-ci puissent être repris, compris et, idéalement, cités par des moteurs d’IA générative. Il ne s’agit plus seulement de rendre une page web visible, mais de permettre aux moteurs d’IA de mieux comprendre et de citer une marque.
Comment le GEO se distingue du SEO
Tout en reprenant plusieurs principes fondamentaux du SEO (autorité, visibilité, hiérarchie de l’information, fiabilité et qualité), le GEO modifie néanmoins le paradigme.
Alors que le SEO a pour objectif d’augmenter le nombre de clics, le trafic et le classement (ranking) dans les résultats de moteurs de recherche pour une requête donnée, le GEO favorise la présence et la citation explicite des marques dans une réponse générée par un moteur de recherche d’IA.
| SEO | GEO |
|---|---|
| Cherche à augmenter les clics | Cherche la présence dans une réponse |
| Optimise des pages web | Optimise des entités |
| Vise à augmenter le trafic | Vise les citations et recommandations |
| Se fonde sur un classement | S’appuie sur une synthèse |
| Dépend du ranking | Dépend de la crédibilité et des signaux |
Qu’est-ce qui change concrètement ?
Dans un moteur d’IA générative, une marque n’est pas seulement en concurrence avec d’autres pages web, mais elle doit s’efforcer d’être mentionnée dans une synthèse produite selon une logique de réponse.
En d’autres termes, il ne s’agit plus d’arriver en tête des réponses proposées sur Google, mais d’être intégré dans la réponse que l’IA va générer et que l’utilisateur va consulter. Si le SEO permet à un moteur de recherche traditionnel de trouver et de classer un contenu, le GEO aide une IA à déterminer si une marque devrait être mentionnée dans ses réponses.
Les ingrédients indispensables pour alimenter les moteurs de recherche d’IA
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’existe pas de recette miracle en GEO. Celui-ci s’appuie au contraire sur des fondamentaux bien connus des relations presse : prouver, clarifier, incarner, répéter.
Des faits vérifiables
Les moteur de recherche d’IA générative semblent privilégier les éléments qui peuvent être recoupés, qu’il s’agisse de chiffres, de dates, d’éléments concrets, de définitions, ou même de méthodologies. Plus les informations sont facilement « attribuables », plus elles ont de chances d’être correctement reprises.
De la clarté
L’enjeu n’est pas de produire davantage de contenu, mais de produire des contenus plus lisibles, avec des phrases claires et dynamiques, un message qui ne se contredit pas et des formulations qui évitent l’ambiguïté.
Des entités bien identifiables
Les moteurs génératifs semblent raisonner de plus en plus en termes d’entités : une marque, un produit, un dirigeant, un produit, une expertise… La stabilité et la précision de ces éléments aide les moteurs d’IA à identifier la bonne information et à l’attribuer au bon acteur. Cela n’est pas sans rappeler les fondamentaux des RP : qui parle ? Au nom de quelle marque ? Dans quel périmètre ?
Un niveau de confiance élevé
Une prise de parole cohérente dans le temps, des sources fiables, des médias crédibles, des propos argumentés, soutenus par des données originales et facilement vérifiables : tous ces éléments contribuent à renforcer la cohérence des signaux de crédibilité concernant une marque.
Pour résumer, les moteurs de recherche d’IA générative semblent favoriser ce qui est précis, attribuable et crédible et accordent moins de valeur aux contenus génériques.
Les attachés de presse, des « architectes de confiance »
Pour garantir une meilleure visibilité et générer du trafic, les marques ont besoin d’inspirer confiance. Ainsi, pour une stratégie GEO pertinente, une question essentielle se pose : qui est le mieux à même d’aider les marques à renforcer cette confiance et à la transformer en véritable valeur ajoutée ?
Les professionnels des relations presse ont justement une longueur d’avance dans ce domaine, puisque leur cœur de métier consiste à produire du contenu capable de résister à un questionnement minutieux, à la contradiction, à la vérification et, surtout, à l’épreuve du temps.
Dans un écosystème où l’IA tient une place de plus en plus centrale, les relations presse ne servent plus uniquement à faire connaître un sujet, mais contribuent à :
- Clarifier la compréhension de la marque : qu’est-ce qu’elle fait précisément ?
- Renforcer la crédibilité des prises de parole : qu’est-ce qui en fait un acteur légitime ?
- Améliorer la présence dans réponses générées : dans quels cas est-elle mise en avant ?
Les RP contribuent également à protéger la marque d’un risque très concret : celui d’être résumée de façon erronée ou floue. Quand la recherche ne consiste plus à obtenir des liens vers des sites, mais des réponse générées par l’IA, la précision devient une stratégie.
Quatre piliers indispensables des RP à l’ère du GEO
Il n’est pas nécessaire de réinventer entièrement les relations presse pour qu’elles renforcent le GEO : trois piliers fondamentaux prennent encore plus de valeur qu’avant.
1. L’opinion incarnée : prendre (véritablement) position
À l’image des journalistes, les moteurs de recherche génératifs semblent valoriser des angles différenciants et des perspectives fortes et assumées. Il ne s’agit pas nécessairement d’être polémique, mais de s’appuyer sur des formulations spécifiques, qui permettent de structurer une réponse.
Cela implique :
- Une prise de position claire sur les sujets pertinents,
- Un raisonnement ou une thèse défendable,
- Des limites bien définies et assumées (le « oui, mais… » tourné de manière intelligente),
- Une incarnation : dans un univers saturé de contenus et d’informations, une entreprise « sans voix » devient interchangeable. À l’inverse, une entreprise capable de mettre en avant un porte-parole identifiable est plus facile à citer, à comprendre et à garder en mémoire.
2. L’expertise opérationnelle : quand la précision fait toute la différence
À l’ère de l’optimisation des contenus pour les moteurs de recherche, ce sont les détails qui font toute la crédibilité des marques. Par conséquent, les médias, en particulier la presse Business et la presse spécialisée, sont à la recherche de contenus précis, nuancés et comportant des données concrètes. C’est sur ce type de contenus que les moteurs d’IA semblent s’appuyer pour fournir des réponses de qualité.
Ainsi, mettre en avant des profils techniques, des experts terrain, ou encore des responsables produit ou data permet de favoriser des prises de parole qui résistent à la simplification des propos.
3. Des contenus denses et citables : là où l’humain reste irremplaçable
En 2026, les formats plus riches en informations reviennent en force et se retrouvent en concurrence avec des contenus courts, automatisés et parfois très (trop) lisses. Il ne s’agit pas de produire nécessairement des contenus plus longs, mais plutôt des contenus plus denses et riches en informations. L’objectif est de proposer de la matière qui peut être facilement citée, afin d’augmenter les chances de la marque d’être intégrée dans les réponses générées par l’IA.
Parmi les formats qui connaissent actuellement le plus de succès, on peut notamment citer :
- les interviews approfondies,
- les tribunes d’expert argumentées,
- les podcasts sur des sujets bien ciblés,
- les analyses sectorielles qui présentent un point de vue innovant.
4. La part de voix, un indicateur déterminant à l’ère des LLM
La part de voix, ou Share of Voice, traditionnellement liée à l’univers des médias, se calcule à présent également pour les réponses générées par l’IA. Une nouvelle notion émerge : « l’AI Share of Voice », ou la part de présence d’une marque dans les réponses générées par les moteurs d’IA.
Comme les moteurs d’IA générative construisent leurs réponses à partir d’un ensemble de sources et de signaux clairs, une marque qui n’est pas ou peu visible dans les environnements jugés fiables a donc moins de chances d’être mentionnée ou recommandée. À l’inverse, si elle apparaît régulièrement dans des sources crédibles, tout en tenant un discours cohérent, elle aura davantage de chance d’être mentionnée ou citée dans l’écosystème d’IA.
Par ailleurs, comme une grande partie des recherches effectuées avec l’IA n’aboutissent plus nécessairement à des clics vers le site web de la marque, l’enjeu n’est pas seulement de générer du trafic, mais aussi de capter de la visibilité « sans clic », notamment en étant mentionné ou associé aux bons sujets.
Dans cette logique, les médias ne sont plus une fin en soi, mais un moyen de mettre en avant le message des marques au sein d’un écosystème crédible, consulté et cité par des moteurs de recherche d’IA.
GEO et RP : l’émergence de nouvelles pratiques
Si le GEO peut sembler abstrait, il est en fait possible de le piloter à l’aide d’une approche pragmatique et d’outils bien connus des professionnels des relations presse.
Le communiqué de presse retrouve un rôle stratégique pour le GEO
Le communiqué de presse ne s’adresse plus seulement aux journalistes, mais constitue une brique d’informations structurées produite par une marque, qui peut être reprise, relayée et surtout alimenter indirectement les réponses générées par les moteurs d’IA.
Si le communiqué est clair, factuel et repris par des médias tiers considérés comme crédibles ou faisant autorité dans leur domaine, la marque augmente ainsi ses chances d’être présente dans les réponses générées.
L’attaché de presse formé au GEO : un avantage stratégique
Un attaché de presse formé au GEO aide la marque à maintenir un cap simple : des propos clairs, des convictions fortes, un porte-parole clairement identifiable et légitime, et des messages cohérents dans le temps.
Grâce au travail effectué par l’attaché de presse, les informations inutiles, contradictoires ou trop vagues autour de la marque sont minimisées au profit d’éléments concrets et fiables. Ceux-ci permettent ainsi aux moteurs de recherche d’IA de mieux comprendre et de restituer de manière plus fidèle et plus cohérente le message et le positionnement d’une marque.
Intégrer le suivi des prompts dans la routine RP
Le suivi des prompts, ou prompt tracking, consiste à observer, sur une période donnée, comment plusieurs grands modèles de langage (LLM) répondent à une liste de questions prédéfinies, qui correspondent à une série de prompts représentatifs. L’objectif est d’évaluer si la marque se distingue, comment elle est décrite et quelles sources alimentent les mentions dans les réponses d’IA.
Un indicateur essentiel de la visibilité dans les moteurs d’IA
Cette nouvelle pratique peut être intégrée aux outils RP récurrents des attachés de presse, sous la forme d’un tableau mensuel ou bimensuel, indiquant quels sont les LLM testés, si la marque y est présente ou non, si elle est seulement citée ou recommandée, si les informations sont exactes et si les sources sont mentionnées.
Voici quelques exemples de prompts à tester facilement en prompt tracking :
- prompts d’expertise : « Qui sont les experts de […] secteur ? »
- prompts d’autorité : « Quelles entreprises sont les plus fiables dans […] domaine ? »
- prompts de localisation : « Quels acteurs en France / à Paris / en région sont spécialisée dans […] ? »
- prompts de comparaison : « Quels sont les différentiateurs de […] marque face à […] marque ? »
- prompts sur le branding : « Quelle est l’activité de […]entreprise ? »
- prompts de réputation et d’actualité : « Quelles entreprises sont impliquées dans […] enjeu ? »
Optimiser sa stratégie GEO
Effectué de manière régulière, ce suivi des prompts apporte des éléments de compréhension sur la visibilité de la marque dans les outils d’IA. Il permet ainsi d’affiner sa stratégie selon les cas de figure rencontrés :
- La marque est citée dans les synthèses de recherche mais mal décrite. Cela illustre des incohérence sémantiques. Pour remédier à cela, il est nécessaire de retravailler la précision des messages et des contenus.
- La marque est citée, mais apparaît plus bas dans les synthèses produites par les moteurs de recherche d’IA. Cela indique une part de voix trop faible. Pour corriger le tir, il est préférable de produire davantage de contenus sur la marque, de préférence dans des sites ou des médias faisant autorité.
- La marque n’est pas du tout citée dans les synthèses. Cela traduit la faiblesse des signaux qu’elle envoie. Pour pallier cette lacune, il faut alors produire un double effort, aussi bien en matière de production de contenus que de précision.
Conclusion : entre RP et GEO, un nouveau chapitre s’ouvre…
En 2026, la corrélation entre relations presse et GEO devient de plus en plus perceptible. En s’appuyant sur un travail et des principes de relations presse solides, réguliers et visant des parutions dans des médias tiers faisant autorité, les marques augmentent leur chance d’apparaître dans les réponses générées par les moteurs d’IA générative et, ainsi, de renforcer leur notoriété et leurs résultats.
Grâce à leur expertise, les RP ont un rôle clé à jouer dans la mise en place de bonnes pratiques et l’élaboration de stratégies qui aideront les marques à entrer dans l’ère du GEO avec toutes les cartes en main. En effet, à l’ère des moteurs génératifs, les relations presse ne servent plus seulement à produire de la visibilité : elles contribuent désormais à structurer la manière dont les marques sont comprises, synthétisées et recommandées par les outils d’IA.
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Elodie Buch
