Moins de journalistes, plus de sollicitations : pour émerger, les marques doivent avant tout apporter une réelle valeur aux rédactions. C’est précisément l’objet de ce nouvel article.
Depuis plusieurs années, les médias français évoluent dans un contexte économique de plus en plus contraint. Les rédactions réduisent leurs effectifs, tandis que les journalistes doivent traiter davantage de sujets, sur une plus grande diversité de formats et dans des délais toujours plus courts.
Pour les entreprises, cette situation peut donner le sentiment que les opportunités médiatiques se raréfient. Pourtant, les journalistes ont toujours besoin de sources fiables, de données solides et d’experts capables d’éclairer les évolutions de leur secteur.
Selon le rapport « État des Médias en 2026 » de Cision, 66 % des journalistes déclarent s’appuyer sur les contenus fournis par les professionnels des RP pour trouver des sujets d’articles. L’enjeu n’est donc pas de renoncer aux relations presse, mais d’adapter ses méthodes aux nouvelles contraintes des rédactions.
La réduction des effectifs transforme le quotidien des rédactions
La réduction du nombre de journalistes ne se traduit pas uniquement par une diminution mécanique du nombre d’interlocuteurs disponibles. Elle modifie également la manière dont les sujets sont sélectionnés, traités et hiérarchisés, car un journaliste qui suit plusieurs secteurs, publie sur différents supports ou doit produire du contenu dans des délais raccourcis. Il a donc encore moins de temps à consacrer à la lecture de communiqués, pour assister à chaque événement ou pour répondre à toutes les sollicitations qu’il reçoit.
Cette pression sur les rédactions fait l’objet de dénonciations régulières de la part des journalistes. Le 18 juin 2026, plusieurs syndicats représentant les journalistes et les autres métiers de l’information ont appelé à une mobilisation nationale. Leur but ? Alerter sur la multiplication des plans sociaux, la destruction de postes, les conséquences de certaines utilisations de l’intelligence artificielle et, plus largement, sur les menaces qui pèsent sur la qualité et l’indépendance de l’information.
Chez OneChocolate, nous soutenons vivement ces mobilisations. Pour notre agence, défendre les conditions de travail des journalistes, c’est aussi soutenir la possibilité de bénéficier d’une information rigoureuse, plurielle et utile, sans laquelle les relations presse perdraient leur sens. Une agence RP ne peut pas prétendre comprendre les médias tout en ignorant les difficultés concrètes de celles et ceux qui les font vivre.
Privilégier la quantité à la qualité : un écueil à éviter
Face à la diminution du nombre de journalistes, le premier réflexe pourrait consister à intensifier les envois afin de compenser la baisse apparente des opportunités, mais cette logique quantitative produit généralement l’effet inverse de celui qui est escompté car elle alourdit davantage des boîtes mail déjà saturées et risque, à terme, de fragiliser la relation avec les rédactions. Selon le rapport « État des Médias en 2026 » de Cision, la majorité des journalistes reçoit plus de 50 pitchs chaque semaine, tandis que 72 % d’entre eux estiment que moins d’un quart des sollicitations reçues sont réellement pertinentes pour leur audience et les sujets qu’ils couvrent.
Une stratégie RP efficace ne consiste donc pas à contacter le plus grand nombre de journalistes possible, mais à identifier ceux pour lesquels l’information proposée présente une véritable pertinence éditoriale. Cette sélection suppose de connaître précisément les sujets qu’ils traitent, les formats qu’ils produisent et les évolutions récentes de leur média.
C’est dans ce contexte que l’expérience et le réseau d’une agence RP prennent tout leur sens. Chez OneChocolate, les relations entretenues avec les journalistes, associées à une connaissance fine des différents écosystèmes éditoriaux, nous permettent de continuer à obtenir des résultats pour les marques que nous accompagnons
Faciliter le travail du journaliste sans chercher à écrire à sa place
Dans des rédactions où le temps disponible se réduit, la manière dont une information est partagée devient déterminante. Un communiqué clair, des chiffres correctement sourcés et des éléments visuels adaptés peuvent considérablement faciliter l’évaluation et le traitement d’un sujet.
La disponibilité des porte-paroles constitue également un élément décisif. Lorsqu’un journaliste travaille dans l’urgence, il ne peut pas attendre plusieurs jours qu’un dirigeant valide un créneau d’interview ou qu’une précision technique remonte via différents niveaux hiérarchiques.
Pour garantir cette réactivité et apporter un éclairage pertinent au moment où le journaliste en a réellement besoin, OneChocolate propose notamment de construire des matrices de réaction à l’actualité, qui permettent d’anticiper plusieurs scénarios susceptibles de concerner l’entreprise ou son secteur. Pour chaque actualité-type identifiée, nous préparons à l’avance environ 80 % des éléments de réponse, qu’il s’agisse des messages clés, des données de contexte ou du point de vue défendu par le porte-parole, avant de les faire valider par le client. Ainsi, lorsque l’actualité tombe, seuls les 20 % directement liés à ses particularités doivent encore être adaptés et approuvés. Cela réduit considérablement les délais de validation et permet à l’entreprise de répondre rapidement aux sollicitations des journalistes, sans sacrifier la précision ni la cohérence de son discours.
Repenser la mesure des résultats
La diminution des effectifs journalistiques invite également les entreprises à faire évoluer leur perception de la performance en relations presse. Dans certains secteurs B2B, une interview approfondie dans un média de référence, l’intégration régulière d’un dirigeant parmi les experts consultés par une rédaction ou la publication d’une tribune portant une véritable vision peuvent produire davantage de valeur qu’une succession de retombées moins qualifiées. La portée d’une campagne ne s’évalue pas uniquement en fonction du nombre d’articles obtenus, mais également à travers la pertinence des médias concernés, la qualité des messages repris et la légitimité construite auprès des journalistes.
Vers une stratégie affinée, plus humaine et plus responsable
Ainsi, faire face à la réduction du nombre de journalistes ne consiste pas à chercher des techniques permettant de contourner la sélectivité des rédactions, mais à améliorer la qualité de chaque interaction. Pour ce faire, il est préférable de proposer moins de sujets génériques, davantage d’angles réellement éditoriaux et d’entretenir une relation fondée sur la connaissance, la confiance et le respect du métier.
Chez OneChocolate, nous croyons fermement que l’obtention de tels résultats reste possible, y compris dans un paysage médiatique fragilisé, à condition que l’agence connaisse réellement les journalistes auxquels elle s’adresse, comprenne leurs contraintes et sache transformer l’expertise d’une entreprise en information pertinente. Cette conviction ne minimise en rien la crise que traversent les médias, ni les revendications légitimes des professionnels mobilisés pour défendre leurs emplois et leurs conditions de travail. Elle rappelle simplement que les meilleures relations presse se construisent avec les journalistes, dans le respect de leur indépendance, et jamais au détriment de leur métier.
Vous souhaitez adapter votre stratégie RP à un paysage médiatique en pleine transformation ? OneChocolate accompagne les marques dans la construction de prises de parole pertinentes, crédibles et durables, en s’appuyant sur une connaissance approfondie des rédactions et sur des relations entretenues dans le temps.
Discutons ensemble de votre prochaine campagne ! 😊
Lison Ricq
